vendredi 27 juillet 2012

FLOWBEPINE / été = liposuccions

Au même titre que le pain perdu, le stratagème que tu sembles fomenter
a tout d'abord un aspect rassi.
Le goût de rance du vin que tu ingurgites tire sa révérence
après une vie de gorge dans le Limousin.

Comment expliquer la métamorphose ?

La "chenille" que tu danses, puis qui t'échappe au premier rayon de soleil.
Toi le phénix qui flirte en haut lieu, l'autodafé du firmament qui flétri la cohorte du taulier.
 
Confie ton canard au cuisinier Périgourdin.


mercredi 25 juillet 2012

Tirades et tout l'attirail

Le flouse rend fou,
la bourse renfloue ou fout la frousse,
la brousse souffre et l'esbroufe saoule.
Là où la bouffe boursouffle, le lourd coule.

C'est flou ? Le loup souffle.
La boule roule pour la foule,
or le fourbe aux roubles croule sous une blouse à frou-frou.

Le frelon frôle le bol de soupe et le sol,
l'os souple du roux s'oppose au pousse propre du fort.
Les poches du front des cons sont proches du fond du four à cochon.
Les soupçons des borgnes corroborent mes propos.

À bord, les pochtrons ronflent toutes les bornes
de Lourdes à Bornéo selon les normes de Bruno le mormon.

L'Aubépine affable.

mercredi 27 juin 2012

FLOWBEPINE TV

En grande pompe, la vidéo de présentation d'un Brocoli bucolique.
À huis clos, l'Aubépine interroge un des membres du mouvement sur ses tactiques didactiques. Le paroxysme d'une curiosité humaine accordant à cette interview confinée des allures de cabrioles carambolées.

vendredi 1 juin 2012

Le FLOWBEPINE prend position

Rue de la Parcheminerie, 35000 Rennes

flowbepine-rennes
FORMAT : 140cm x 92cm

Si d'aventure, tu n'étais pas capable de lire le texte sur la photo ou même pas fichu de déplacer ta carcasse de fainéant sur les lieux du sacre, voici le texte cité sur ce morceau de papier collé :

« Ce qui est requis est immense, va très loin – et les êtres humains, tels qu'ils sont et
tels qu'ils sont constamment reproduits par les sociétés occidentales, mais aussi par
les autres, en sont immensément éloignés. Compte-tenu de la crise écologique, de
l'extrême inégalité de la répartition des richesses entre pays riches et pays pauvres,
de la quasi-impossibilité du système de continuer sa course présente, ce qui est requis
est une nouvelle création imaginaire d'une importance sans pareille dans le passé, une création qui mettrait au centre de la vie humaine d'autres significations que l'expansion de la production et de la consommation, qui poserait des objectifs de vie différents, qui puissent être reconnus par les êtres humains comme en valant la peine.
Cela exigerait évidemment une réorganisation des institutions sociales, des rapports
de travail, des rapports économiques, politiques, culturels. Or cette orientation est
extrêmement loin de ce que pensent, et peut-être de ce que désirent les humains
d'aujourd'hui. Telle est l'immense difficulté à laquelle nous avons à faire face.
Nous devrions vouloir une société dans laquelle les valeurs économiques ont cessé
d'être centrales (ou uniques), où l'économie est remise à sa place comme simple moyen de la vie humaine et non comme fin ultime, dans laquelle on renonce à cette course folle vers une consommation toujours accrue. Cela n'est pas seulement nécessaire pour éviter la destruction définitive de l'environnement terrestre, mais aussi et surtout pour sortir de la misère psychique et morale des humains contemporains. Il faudrait donc désormais que les êtres humains (je parle maintenant des pays riches) acceptent un niveau de vie décent mais frugal, et renoncent à l'idée que l'objectif central de leur vie est que leur consommation augmente de 2 ou 3% par an. Pour qu'ils acceptent cela, il faudrait qu'autre chose donne sens à leur vie. On sait, je sais ce que peut être cette autre chose – mais évidemment cela ne signifie rien si la grande majorité des gens ne l'accepte pas, et ne fait pas ce qu'il faut pour qu'elle se réalise. Cette autre chose, c'est le développement des êtres humains à la place du développement des gadgets. Cela exigerait une autre organisation du travail, qui devrait cesser d'être une corvée pour devenir un champ de déploiement des capacités humaines, d'autres systèmes politiques, une véritable démocratie comportant la participation de tous à la prise de décisions [...]
Bien évidemment, tout cela pose des problèmes immenses : par exemple, comment une démocratie véritable, une démocratie directe, pourrait-elle fonctionner non plus à l'échelle de 30 000 citoyens, comme dans l'Athènes classique, mais à l'échelle de 40 millions de citoyens comme en France, ou même à l'échelle de plusieurs milliards d'individus sur la planète. Problèmes immensément difficiles, mais à mon avis solubles – à condition précisément que la majorité des êtres humains et leurs capacités se mobilisent pour en créer les solutions – au lieu de se préoccuper de savoir quand est-ce qu'on pourra avoir une télévision 3D. Telles sont les tâches qui sont devant nous – et la tragédie de notre époque est que l'humanité occidentale est très loin d'en être préoccupée.
Combien de temps cette humanité restera obsédée par ces inanités et ces illusions que l'on appelle marchandises ? Est-ce qu'une catastrophe quelconque – écologique, par exemple – amènerait un réveil brutal, ou bien plutôt des régimes autoritaires ou totalitaires ? Personne ne peut répondre à ce type de questions. [...]
Un grand mouvement politique collectif ne peut pas naître par l’acte de volonté de quelques-uns. Mais, aussi longtemps que cette hypnose collective dure, il y a, pour ceux parmi nous qui ont le lourd privilège de pouvoir parler, une éthique et une politique provisoires : dévoiler, critiquer, dénoncer l’état de choses existant. Et pour tous : tenter de se comporter et d’agir exemplairement là où ils se trouvent.
Nous sommes responsables de ce qui dépend de nous. »

[CORNELIUS CASTORIADIS]

Sélectionné par le FLOWBEPINE.

jeudi 31 mai 2012

Flowbepine / leboncoin.fr

En ces temps acerbes, l'illusion ne fait pas long feu,
et la population se raccroche à des bouées.
Ces bouées peuvent prêtées a confusion, certes, mais elles ont surtout un rôle de liant social, pratiquant le porte-à-porte, ou la maroquinerie.

La magie des tréteaux.

Je commencerai mon récital par une maxime :
on n'est jamais aussi bien servi que par soi même.
Et vlan! Tu l'attendais pas celle là.

Mes amis, dans n'importe quel secteur, hobby, ou activité, quand il est réalisé, monté de toute pièce, par la force créatrice et une volonté à toute épreuve, la satisfaction du travail rondement mené est d'une jouissance extrême. N'ayons pas peur des mots. Et je ne parle pas là de la fierté d'avoir été au bout d'une notice ikea, non!
À l'heure de l'instantané, du jetable, du périmé, prenons un peu de recul, levons le pied.
Qui ne s'est jamais attendri devant un cadre photo en nouille et carton pâte ?
Devant un ballon de foot fait de dizaine de sacs plastique, devant une jardinière pleine de menthe ou d'herbes aromatiques, ou devant une yaourtière.
La mode du fais-le-toi-même, du DIY (do it yourself) en anglais, caractérise une certaine façon de penser, mais également de recyclé. D'utiliser ce que l'on à sous la main pour lui faire revivre une seconde vie.

Mes chers amis, dans le flowbepine, nous avons décidé d'utiliser cette philosophie, appliquée aux mots non usités, aux verbes oubliés, aux tournures de phrases depuis bien longtemps non troussées.
Des exemples ? Un jéroboam, un funiculaire, la panacée, affriolant, j'en passe et des meilleurs.

Si tu te sens l'âme d'un conquistador du champs lexical, utilises toi aussi lors de tes discussions mondaine un mot lu ici, ça fera son effet.
Écolo va.

Maître Hibiscus.


Oui.
Bien supputé mon adjudant.
Le tréteaux est comme une patrie, stable, axé sur le sommet, le socle de la genèse.

En m'adressant à tous les rédacteurs en herbe qui, le temps d'une défonce profonde, d'un tumulte de la pensée, s'accorde quelques galipettes sur la toile, à tous ces insatisfaits de patinoire linguistique,
je souhaiterai attribuer une révérence de l'omoplate.
Car NON, nous ne sommes pas des machines. Nous ne plions pas face au format imposé.
Et c'est parce que nous croyons en la narration parallèle que nous œuvrons à reculons.
Vous n'êtes pas compris de tous lorsque vous utilisez le mot "sempiternel" ?
Vous êtes à la recherche d'un lectorat curieux et insatiable ?
Votre aplomb de méticuleux conteur s'échafaude uniquement dans votre encéphale ?
Vous écrivez sur leboncoin.fr, sur un blog ou sur un post-it ?
Rédigez donc pour le Flowbepine.
Ici pas de perfidie, les racontars vont au vestibule.
(Vous observez que l'Aubépine aurai pu se laissé aller à une rime pour la gloire et la sérénité à vie, mais le Flowbepine suscite le rire et non l'auto-satisfaction).

Comme tous bons gentlemans (Al Capone, Jacques Chirac, Telly Savalas...) nous accordons un accueil chaleureux à celles et ceux qui nous rejoindrons pour cette grande aventure (voir ci-dessous).

L'Aubépine fraternité.


tradition